équilibre

Débrancher

Nous sommes tous de plus en plus branchés en permanence. Pas forcément à la mode, mais sûrement connectés sur les réseaux sociaux, par nos téléphones portables, sur le travail même les week-ends.
Les études récentes expliquent que notre cerveau immédiat n’a que peu de créneaux pour travailler simultanément, probablement juste quatre.
Cela veut dire que si nous passons notre temps à nous demander si nous avons reçu un mail, si quelqu’un a « liké » notre dernier commentaire Facebook, ou si le chef a répondu à notre compte-rendu, nous n’avons plus que 3/4 de nos ressources pour réfléchir à autre chose (je parle ici du mode de réflexion concentrée, non du mode de réflexion diffus, celui-ci fonctionnant au mieux en tâche de fond lorsque nous faisons autre chose… comme de prendre une douche, c’était toujours l’endroit où les grandes idées qu’il faudrait absolument noter arrivent).

photo electronique

Soit parce que ces gadgets technologiques nous rendent dépendant, soit parce que nous ne voulons rien rater, nous recevons ainsi beaucoup d’information qui ne sont pas forcément nécessaires, voir qui peuvent nous polluer la journée.
Il peut être intéressant au moins de tenter une journée sans connection, un week-end voire beaucoup plus longtemps.

Les symptômes du début d’abstinence peuvent être assez proches du manque : on se retrouve inconsciemment à utiliser le téléphone ou la Tablet pour vérifier une info ou pour aller consulter les sites de nouvelles. Puis si on arrive à tenir toute la journée, il y a souvent une sensation de plus de temps, et surtout d’être plus présent aux autres et à ce que nous avons décidé de faire.

Je suis comme tout le monde, il m’arrive de vérifier Facebook de manière compulsive, souvent avec le besoin sous-jacent d’être divertie et encore plus souvent parce que je procrastine quelque chose d’autre. Sachant que mon métier me place en permanence en face d’un ordinateur, c’est assez facile de dériver.
C’est pour cela qu’il m’arrive de décider d’une trêve, de quelques heures voire pendant certaines vacances de n’emmener que le minimum d’électronique (un téléphone même pas smart et un appareil photo). Ce sont souvent des vacances qui me permettent d’être vraiment reposée au retour puisque j’ai été forcée d’être dans le moment.

Et vous ? Avez-vous tenté une trêve digitale ? Qu’en avez-vous pensé ?
 

apprendre, pratique

Les outils pour apprendre : Vocabulaire

Suite à l’article du 1r septembre sur l’apprentissage, Rhi-Peann m’a envoyé un lien sur le fait de construire son propre lexique pour améliorer l’apprentissage.
Cela a d’abord résonné en moi avec le fait que je suis en train de débuter dans une nouvelle langue et que jusqu’à présent je n’avais que mes notes organisées par leçon et pas de lexique/liste de mots.

Mais à partir de là, je suis tombée dans le sujet de la manière optimale d’apprendre. En particulier quelque chose qui s’appelle SRS, (spaced repetition, ou répétition espacée).
L’idée derrière SRS est que nous apprenons par répétition et que quelque chose qui est appris facilement n’a pas besoin d’être revu aussi souvent qu’un mot difficile.
Auparavant ce type de répétitions pouvait être mis en place par un instituteur (la répétition des tables de multiplication tous les matins ;)) ou de manière indépendante (un tas de fiches cartonnées que l’on revoit régulièrement).

En notre ère ultra connectée, il y a des outils qui permettent de faire cela très bien. J’ai découvert Anki, logiciel gratuit, application web et application mobile, qui permet de faire exactement cela : réviser une liste de questions/réponses et les revoir en fonction de leur difficulté.
Ce qui m’a particulièrement plu dans Anki (en plus que ce soit gratuit et disponible sur Android), c’est qu’il existe déjà beaucoup de sujets mis en fiche mais qu’il est possible très simplement de créer son propre tas de fiches !
Comme la langue que j’étudie n’est pas en fiche, je suis en train de me constituer un paquet de fiches (vocabulaire basique, verbes, conjugaisons, expressions fréquentes, formes de phrase).

Selon certaines théories, avec des phrases de base et un vocabulaire de 250 mots, on peut commencer à parler. D’autres considèrent que le vocabulaire pour comprendre 80% de ce qui est nécessaire est beaucoup plus large.
En tout cas, il est assez facile de trouver sur internet des listes de vocabulaire de base qui permettront une bonne base à étoffer selon son propre besoin.
Une approche est d’éviter la traduction dans les fiches et de privilégier les images, cela est sensé rendre l’assimilation plus rapide et correspond bien avec le moment où l’on commence à parler couramment et où on ne traduit plus dans sa tête avant de parler.
Il est facile de trouver des images sur internet et de les ajouter dans le paquet Anki correspondant.
Je me construis donc un joli assortiment, à défaut de faire les dessins moi-même.

Cette idée des images m’a aussi donné envie de créer un autre jeu de cartes qui serait une base de poissons de marin, pour améliorer mon taux de reconnaissance lorsque je suis en plongée !
Oui j’admets, je geeke totalement pour le coup !
anki desk poissons

Et je suis sûre qu’il y a plein d’autres applications à un tel outil que je n’ai pas encore découvertes.
Est-ce que ça vous donne des idées ?
 

pratique, psy

Connais-toi toi-même, les tests de personnalité et autres catégorisations

Plusieurs conversations (réelles et virtuelles) autour de moi récemment se sont bâties sur différents types de catégorisations.
Deux exemples assez connus en sont les socio-types et Myers-Briggs (très pratiqué aux Etats Unis).
Selon ces modèles, je suis nettement une Analytique/Réfléchi ou si on suit la catégorisation MBTI Myers-Briggs une ISFJ.

L’avantage de ces tests, c’est qu’il est facile d’avoir un diagnostic qui nous donne de nouvelles explications sur qui nous sommes et comment nous fonctionnons.
Ainsi le test Myers-Briggs m’avait été soumis pendant un bilan de compétences mais c’est lors d’une conversation avec un ami ayant étudié la psycho que j’ai eu envie de revenir sur ces résultats et de voir quelle en est la réalité.
photo extraite du wiki Myers-Briggs1
Pourtant autant il y a un certain plaisir à se retrouver dans une catégorie et à découvrir qu’on n’est pas seul(e) à réagir ainsi, autant j’essaye d’éviter de classifier les gens autour de moi.
Classer les autres, c’est leur faire porter une étiquette qu’ils ne désirent peut-être pas.
Certaines de ces étiquettes nous suivent depuis toujours (la bonne élève, le clown…) et même lorsque l’on pense s’être débarrassé de ces jugements, ils reviennent souvent nous mordre au plus fragile lorsqu’on ne s’y attend pas.

Je sais aussi que certaines de mes tendances personnelles varient selon les environnements : je suis I (introvertie) mais mettez-moi au milieu de gens qui partagent une de mes passions (la plongée ou la lecture) et je vais commencer à donner mon avis dans des conversations dont je ne fais pas partie !
Il n’y a donc pas de raisons pour que ceux qui m’entourent ne soient pas aussi variables dans leurs réactions.

Tous ces tests ne sont que des étiquettes que nous utilisons pour comprendre nous-mêmes et le monde. Il est facile de dire que je suis analytique plutôt que expansive et cela permet d’expliquer certaines de mes réactions, particulièrement à des personnes qui n’ont pas les mêmes tendances, mais attention à ne pas nous enfermer dans de petites boites dont nous aurons du mal à nous sortir.

Et vous ? Vous vous voyez plutôt comme avec une seule étiquette qui décrit tout ou comme tellement variables que vous ne vous classez même pas vous-même ?


  1. photo extraite du wiki Myers-Briggs
      
apprendre, lecture

Apprendre à apprendre

J’ai lu récemment Don’t Go Back to School de Kio Stark basé sur l’idée qu’il n’est plus nécessaire de rentrer dans un cadre classique et scolaire pour continuer d’apprendre mettre à l’âge adulte.
Un petit bémol qui m’est venu à la lecture c’est qu’aux Etats-Unis il est sûrement plus facile de se faire embauche sans diplôme et au culot qu’en France.

La problématique de l’apprentissage et de l’école m’intéresse à plusieurs titres :
– j’ai fait une formation longue où on nous a appris beaucoup de choses mais pas forcément comment les apprendre au mieux (et j’ai utilisé très peu de ce que j’y avais appris dans ma vie professionnelle qui est pourtant entièrement basée sur ce diplôme)
– le fonctionnement du cerveau continue de m’intriguer et tout ce qui peut expliquer comment nous réfléchissons me passionne,
– je suis une « experte en curiosité » (terme déposé par Rhi-Peann) presque officielle et je passe mon temps à vouloir apprendre de nouvelles choses.

livres, études et thé
Les deux méthodes d’apprentissage habituelles proposées dans le livre sont
– la méthode linéaire (celle où l’on suit un programme pré-défini, comme lorsque nous étions à l’école),
– la méthode aléatoire (où l’on attrape un sujet par le premier intérêt qui nous vient et on explore de proche en proche et d’intérêt en intérêt).

Ce qui est important c’est de ne pas être figé dans l’approche et de ne pas toujours s’accrocher uniquement à la méthode linéaire. Effectivement à l’école nous avons tous suivi un enseignement organisé et linéaire mais il est possible qu’en apprenant de par soi-même, passer du coq à l’âne nous permette de développer de manière beaucoup plus experte nos intérêts.
Et selon les sujets une même personne peut mieux apprendre avec une méthode ou l’autre.

Quelque soit la méthode d’apprentissage, les facteurs de réussite principaux sont :
– connaître son propre fonctionnement (si on est plutôt visuel, les matériaux de type auditif ne vont pas aider),
– la motivation interne,
– s’entourer (de personnes qui apprennent la même chose ou d’experts),
– la mise en pratique (par exemple en construisant un projet qui oblige à apprendre).
Au point de vue des sources d’apprentissage, il y a évidemment les cours (à la fac, particuliers, par correspondance), les MOOCs (massive open online course), les bibliothèques, une grande richesse de podcasts sur tous les sujets (assez utile pour apprendre une langue je trouve), de plus en plus d’ouvrages de référence et de vulgarisation.

Rien que pendant ma lecture de ce livre, j’ai été obligée de passer du mode lecture ‘loisir’ au mode ‘études’ avec un carnet pour noter tous les points importants à retenir et donc de passer en mode apprentissage 🙂
Tout cela m’a donné envie de ressortir mes cahiers et mes stylos pour apprendre plein de nouvelles choses.

Et vous, étudiez-vous pour le plaisir ? De quelle manière ? Des conseils ? Des envies de partager un apprentissage ?
 

pratique

La Bucket List

Camille m’a taggée dans son post sur les bucket lists, et j’ai promis une réponse plus détaillée que je connais, et j’ai !
Photo bucket list
Alors la Bucket List qu’est ce que c’est ?
C’est une liste de toutes les choses que l’on voudrait faire avant de mourir. Ca peut paraître un peu sinistre comme ça, mais l’idée est de noter pour pouvoir après entreprendre de réaliser ces choses.
Evidemment si sur votre liste il y a « marcher sur la Lune » ça va être un peu plus compliqué à accomplir que de dire « tomber amoureux » ou « apprendre l’italien ».
L’exercice est intéressant aussi parce qu’on peut découvrir des choses qu’on ne pensait pas vouloir. Par exemple quand j’ai voulu ajouter dans ma liste que j’ai piloté (brièvement) un hélicoptère, je me suis aperçue qu’il y avait « faire de l’hélicoptère » dedans.
Oui parce que ma liste me sert aussi à tracer ce que j’ai fait d’original donc je n’hésite pas à rajouter les choses une fois faites si j’ai juste profité d’une occasion.
Un extrait de ma liste ?
Encore à faire :
Voyages
– aller en Nouvelle Zélande
– retourner en Islande
– la Nouvelle Orléans
– le Cap Vert
– la Norvège
– voir une aurore boréale
Autres
– apprendre une autre langue (au choix Créole, Russe, Chinois, Japonais)
– faire un triathlon
– vivre au bord de l’eau
– changer de métier
– assister au mariage de quelqu’un de proche (ma soeur, mon meilleur ami (c’est mal barré des deux côtés))

Fait :
– passer un niveau 2 de plongée
– essayer le parapente
– un road-trip aux US
– Venise
– Cuba
– retourner à Rome
– lire les Mémoires de Casanova
– lire Guerre et Paix
– courir un marathon
– piloter un hélico (donc ;))
Et vous ? Que contient votre bucket list ?