équilibre

Faire une pause

La vie moderne a un rythme difficile à suivre, il y a toujours quelque chose à faire, toujours une notification d’email ou de Facebook à laquelle répondre et nous n’avons plus vraiment le temps de rien.
Pourtant lorsque le temps manque, il faut parfois savoir faire une pause pour mieux repartir.

Évidemment c’est plus facile à dire quand on est posé au bord d’un lac de montagne avec un rouge gorge sur la table….

Mais cela peut être aussi simple que d’arrêter de vouloir répondre à tous les problèmes au boulot, et sortir prendre l’air cinq minutes, avec un.e collègue si c’est pour parler d’autre chose ou seul.e si vous travaillez dans un open space.
Évidemment si c’est pour passer ces cinq minutes le nez sur un smartphone à répondre aux emails ou aux sollicitations de Facebook. .. l’effet va être moindre. Un bouquin ? De la musique ?

Ou peut-être méditer encore une fois à votre poste de travail si c’est possible ou dans un endroit plus calme et isolé.

Et puis après, il y a les pauses un peu plus longues, ne pas sortir tous les soirs pour récupérer, ou partir en week-end, pas forcément loin, mais hors de chez soi et des problèmes quotidiens.

J’avoue que j’ai mis un certain temps à trouver mon mode pause ce week-end et pourtant, la montagne, des lacs, pas de connexion internet et du temps seule. Mais il a fallu un resto où j’étais tellement dans un coin qu’ils m’ont oubliée (rassurez-vous j’ai redemandé le thé gourmand qui a fini par arriver) pour me dire que je n’ai vraiment rien de mieux à faire que de prendre mon temps, de visiter le village au hasard des petites ruelles et revenir me poser au bord de l’eau… parce que que je ne connais rien de plus zen.
Ça c’était avant le rouge-gorge 🙂

Et vous comment faites vous des pauses mini ou plus longues. Qu’est ce qui vous ressource ?

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équilibre

S’améliorer en continu

Il y a des théories qui sont très connues dans l’industrie et qui pourraient parfaitement être adaptées à la vie quotidienne.
Par exemple, ma dernière découverte en date (ne dites pas à mon chef que je réutilise ce que j’apprends en formation ;)) c’est la Roue de Deming.
En soi, c’est juste un moyen mnémotechnique pour gérer l’amélioration en entreprise.
Les 4 étapes sont :

  • P(lan) : prévoir ce que l’on va faire,
  • D(o) : faire, réaliser le plan,
  • C(heck) : vérifier, contrôler les résultats et les comparer à ce que l’on attendait,
  • A(ct) : ajuster, modifier le plan ou les objectifs en fonction des résultats.

Cela forme une roue d’amélioration, puisqu’à chaque fois on apprend de ce que l’on a fait pour s’améliorer un peu plus.

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Et je trouve que ça peut carrément s’appliquer à la vie quotidienne, par exemple quand on essaye de changer une habitude (comme de se remettre au sport). Prendre une première décision c’est bien, mais se poser au bout d’un moment pour l’étape Check et réaliser, par exemple, que on n’arrive pas à se motiver à une séance de sport lorsqu’elle est programmée le jeudi parce qu’il y a toujours une longue réunion au boulot qui fait qu’on rentre tard, vidé.e avec aucune envie de ressortir de chez soi, ça peut permettre de juste décaler cette séance au mercredi ou décider d’y aller directement depuis le boulot, et comme ça de mieux tenir son objectif.

Voilà, c’était un élément de plus à ajouter à votre caisse à outils. Qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’il y a des outils professionnels que vous avez adapté à votre vie de tous les jours ?
 

pratique

S’occuper pendant les trajets

Ce que l’on fait au quotidien compte plus pour notre équilibre physique et émotionnel que ce que l’on fait une fois par an… comme pendant les vacances. Alors le temps passé tous les jours en transport pour aller et revenir du travail est un temps qui peut compter.
Évidemment si vous conduisez pendant une heure vous n’avez pas la même latitude que si vous êtes à dix minutes à pied (j’ai vécu à une époque… c’était pratique !).
Mais même en conduisant, vous pouvez en profiter pour écouter de la musique qui vous mette de bonne humeur, ou des livres audio (audible (payant) ou podiobook (gratuit mais surtout en anglais)) ou des podcasts sur des sujets qui vous intéressent.

En transports en commun, lire (papier ou liseuse ?), ou pourquoi pas apprendre une langue (Memrise ou Duolingo) ou un autre sujet selon vos propres fiches (Anki… oui je suis toujours fan), ou lire les articles stockés à d’autres moments.

A pied, pourquoi pas simplement profiter de la vue, faire un défi d’une photo par jour, réciter des mantras, ou comment Monsieur à une époque… jouer de l’harmonica ?

Je sais c’est très actif comme propositions, c’est parce que je vois mon temps avant et après le travail comme un sas de compression/décompression pour faire des choses pour moi 🙂

Et vous, à quoi passez-vous votre temps de transport ?

 

pratique, psy

Qu’est ce qui fait une bonne équipe ?

Cela nous est arrivé à tous : devoir travailler avec des gens et n’arriver à rien alors qu’il n’y a que des gens très bons dans l’équipe. A côté de ça, il y a aussi des groupes de ‘bras cassés’ mais qui une fois regroupés peuvent se révéler très efficaces.

Une étude a été faite chez Google (beaucoup d’employés et de grosses capacités à analyser les données, c’est toujours un plus) pour comprendre comment faire que les gens travaillent mieux ensemble.

Alors que les situations, les équipes et les domaines étudiés étaient très différents, les deux éléments qui caractérisent les groupes qui fonctionnaient bien (tant au mieux du travail accompli que de la satisfaction des membres de l’équipes) étaient :

  • un temps de parole relativement égal, personne ne monopolisant la parole ou donnant des ordres en permanence aux autres,
  • une sensibilité aux autres, c’est à dire que les membres du groupe ont une bonne analyse de l’humeur les uns des autres.

Ces deux éléments qui pourtant n’ont rien à voir avec les compétences professionnelles (ou les personnalités si on parle d’un groupe d’amis), permettent que l’équipe soit un endroit où les gens puissent s’exprimer, partager leurs problèmes mais aussi proposer des solutions sans se sentir jugés et apprendre les uns des autres.

Si vous vous trouvez dans un groupe qui n’arrive pas à travailler ensemble, essayez de voir si tous peuvent parler et si les humeurs et émotions sont reconnues.

Peut-être que de montrer un peu votre vulnérabilité peut ouvrir la voie à un échange plus personnel qui aidera aussi le travail du groupe ?

 

équilibre

Ordre intérieur, ordre extérieur ?

Regardez ou pensez à votre espace de travail. Est-il bien rangé ou est-ce le chaos, des papiers partout sans un espace pour poser quelque chose ?
Il y a une théorie qui dit qu’on ne peut réfléchir calmement et simplement que dans un environnement dépouillé. Et une autre (évidemment) qui dit que le chaos engendre la créativité, puisqu’il est plus facile pour deux idées sans rapport de se croiser quand rien n’est rangé !
Bref, chacun peut trouver chaussure à son pied.
Si je regarde mon bureau pro, c’est rangé, il n’y a quasiment rien sur le bureau à part mon Bullet Journal (mais tout est dans l’ordinateur). Cela me permet de me concentrer et de tout retrouver facilement.
Par contre, chez moi, c’est plutôt un tas de choses accumulées juste à côté de là je m’installe le plus souvent… j’entasse en me disant que je vais utiliser les choses et puis, je les oublie 😉 mais cela permet aussi d’avoir tout à portée de main quand j’ai besoin d’un peu d’inspiration.

chaos
Ce qui est sûr c’est que lorsque je procrastine, on me trouvera facilement en train de ranger, plutôt que de faire ce que j’ai à faire.
Et vous, plutôt rangé ou bazar le bureau ?

équilibre, energie, psy, santé

La contagion émotionnelle

Êtes-vous déjà entré.e dans une salle pleine de personnes en étant d’humeur positive pour vous retrouver au bout de quelques temps d’humeur négative ? Notre humeur n’est pas uniquement contrôlée par ce qui nous arrive personnellement mais aussi par les humeurs de ceux qui nous entourent.

Le phénomène de résonance limbique se base sur plusieurs éléments :

  • les neurones miroir. Quand vous parlez à quelqu’un pour mieux comprendre ce qu’il a vécu, vos neurones s’activent comme si vous viviez la même chose.
  • les attitudes miroir (discutées en PNL (programmation Neuro-Linguistique)) où inconsciemment lorsque votre interlocuteur vous est sympathique vous reproduisez ses mouvements pour être en phase.
  • le contact physique : lorsque ce sont des amis proches, les signaux de leur état mental et physique sont plus faciles à percevoir et à recevoir. Lors qu’un câlin de réconfort, les rythmes cardiaques s’accordent, et le fait d’être dans les bras de quelqu’un rassure sur le fait de ne pas être abandonné.

La contagion émotionnelle permet de propager les émotions sans avoir besoin de les exprimer, en particulier en cas de danger, et aussi de renforcer les liens au groupe.

Mais dans certaines situations cela peut aussi entrainer une perte d’énergie par empathie si vous n’êtes entouré que de personnes en colère ou abattues.

Il semble que la prise de conscience que l’émotion que l’on ressent ne vient pas de soi, permet de diminuer la contagion émotionnelle.

Évidemment je ne vais pas vous conseiller d’aller faire un gros câlin à votre patron si tous les matins il arrive très énervé, mais rappelez-vous que la contagion fonctionne dans les deux sens. Pour compenser votre patron, prenez le café avec un collègue toujours de bonne humeur !

équilibre, psy

Quels sont vos messages contraignants ?

Présenté comme ça, cela ne vous dit peut-être rien, mais nous avons tous, plus ou moins, des petites voix qui nous murmurent des messages intériorisés depuis que nous sommes tous petits soit parce qu’ils nous ont été répétés par nos parents, soit parce que nous les avons déduits de ce qui se passait autour de nous.
L’analyse transactionnelle appelle ces petites voix des messages contraignants (ou drivers) et il en existe cinq :

  • sois fort,
  • sois parfait,
  • dépêche-toi,
  • fais plaisir,
  • fais un effort.

Souvent il y a un, deux ou trois messages qui sont plus actifs que les autres.
Il existe des tests pour auto-diagnostiquer les messages.

Ce qu’il faut voir c’est qu’il y a autant de négatif que de positif dans ces messages, l’important est de les connaître pour savoir quand les brancher (pour un « sois parfait » sur un nouveau boulot, c’est bien au démarrage, mais il ne faut pas se perdre à faire du perfectionnisme par exemple) ou les débrancher.

Sois Fort
ne veut pas montrer de faiblesse, reçoit les mauvaises nouvelles sans montrer que cela le touche. En situation hiérarchique peut ne pas reconnaître qu’il.elle en demande trop aux autres.
froid.
fort sens du devoir.

Sois parfait
ne veut pas faire d’erreurs, tout doit être contrôlé. Cela peut tourner en rond lorsque il.elle se perd dans les détails pour ne pas risquer de critiques.
anxieux.
très organisé.

Dépêche-toi
veut faire vite, ne pas perdre de temps. Mais paradoxalement est souvent en retard parce qu’essaye de faire « encore juste un petit truc » avant de partir.
stresse ou coupe les autres qui sont ‘trop lents’.
très bien dans les urgences.

Fais plaisir
veut prendre soin des autres, se fait passer après tous les autres. Dépense toute son énergie pour les autres.
parfois envahissant.
intuition et empathie.

Fais un effort
veut prouver sa valeur par l’effort, ce qui est fait facilement n’est pas reconnu.
tout est difficile.
fiable et persévérant.

Connaître ou détecter les messages des gens autour de nous peut aussi permettre de leur apporter la reconnaissance qui leur correspond : dire à un « fais un effort » que ce qu’il.elle a fait à l’air facile, c’est dévaloriser complétement son travail. Alors que lui dire qu’on voit que cela a été fait consciencieusement et avec application, sera une meilleure reconnaissance.

Connaissez-vous vos propres messages contraignants ? Est-ce que cette grille de lecture vous parait pertinente ?