équilibre, sport

Une pièce à soi

Pour ceux qui ont besoin d’être seuls pour se recharger, un endroit à soi est souvent une nécessité.

Mais comme Virginia Woolf (de qui j’ai détourné le titre) le suggère dans Une Chambre à soi, il y a pour tous un besoin de pouvoir être soi-même, d’avoir un espace où nous pouvons tomber nos masques et nos rôles pour être juste nous-mêmes.

Evidemment cela peut être chez soi, mais parfois l’espace manque et il n’est pas possible de s’isoler des autres. Cela peut être aussi au travail, si vous avez la chance d’un bureau avec une porte.

Dans les nouveaux espaces professionnels, avec les open spaces généralisés, c’est de plus en plus difficile de s’isoler, même pour passer un coup de fil professionnel, alors pour pouvoir être seul avec ses pensées… Certains de mes collègues profitent de la fin de leur pause déjeuner pour aller dans leur voiture, faire une sieste, mais potentiellement juste être au calme. S’il fait beau, je fais la même chose avec un livre assise au soleil. Parfois, il suffit trouver comment créer sa bulle.

Ou parfois, il faut la recréer.
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Tant que je vivais seule, mon appartement était ma pièce à moi, un havre de calme, plutôt minimaliste où je pouvais être sûre de ne pas être dérangée.

Mais en choississant d’habiter de nouveau avec quelqu’un, forcément, cela veut dire partager l’espace, et potentiellement ne jamais ‘être tranquille’.

Heureusement pour moi, Monsieur a des passions envahissantes, et donc il lui fallait une pièce pour ses instruments de musique… et comme nous sommes pour l’égalité des rôles, j’ai aussi ma pièce. Au départ, je la voyais comme un bureau, un atelier créatif. Mais assez rapidement mon tapis de yoga y est resté déroulé en permanence, et c’est aussi à où je médite.

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Bref de plus en plus c’est un coin de tranquilité, où si la porte Tardis est fermée, cela signifie ne pas déranger ;).

tardis

Et vous, comment trouvez-vous des moments de calme ? Est-ce lié à un endroit, à un état d’esprit ? Quelles sont vos recettes ?

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santé, sport

Un défi collectif, ça vous dirait ?

Je me demandais si un petit jeu interactif vous intéresserait ?
Il y a déjà eu plusieurs articles sur les bienfaits de bouger régulièrement et récemment je suis tombée sur une affiche sur un challenge inter-entreprise de marche. J’ai eu envie de faire cela avec vous mais pas forcément sur une semaine spécifique, ni sur un modèle payant (parce que sponsorisable par les entreprises).

Alors voilà, si d’ici samedi il y a plus de trois personnes intéressées (j’ai quelques noms de marcheur.se.s régulier.es ;)), je vous propose de créer un groupe sur World Walking pour que chacun rentre son nombre de pas ou kilométrage effectué par jour (si vous marchez, courez, faites du vélo… tout ça peut compter) et de voir jusqu’où on peut aller ensemble.
Les règles seront simples :
– même une journée passée à la maison vaut 500 pas,
– rentrer, estimer les pas ou kilomètres comme on veut (pour moi ça sera podomètre pour la marche au cours de la journée + kilomètres de mes parcours de course),
– s’amuser.

Comme premier parcours, nous tenterons peut-être quelque chose de court, et si ça vous plait pourquoi pas un tour du monde virtuel ?

Alors, qui vient marcher avec moi ?
 

sport

Aller voir les poissons, ça vous tente ?

Si vous avez lu régulièrement mes petits bonheurs, vous savez que la plongée sous-marine est une de mes passions.

plongée
photo prise par Vincent Tuloup, dans la fosse de Go&Sea

En cette période estivale et chaude, peut-être auriez-vous envie d’essayer ?

Le plus simple pour débuter est de faire un baptême de plongée. Les clubs, les magasins de plongée voire certains villages de vacances en proposent.
Le baptême vous familiarisera avec la respiration sous l’eau (le premier réflexe étant de retenir sa respiration, il faut s’habituer au détendeur), vous ne descendrez pas très profond (5 à 10m max),le moniteur qui vous accompagne gérera le matériel pour vous et ne devrait pas vous quitter. Le but est que vous appréciez ce qui se passe autour, pour avoir envie d’y revenir 😉

Si le baptême vous a plu, vous pouvez vous lancer dans une formation pour devenir plongeur de loisir (sous condition d’avoir un certificat médical spécifique délivré par votre médecin généraliste pour les premiers niveaux ou un médecin du sport).
Plusieurs cursus s’offrent à vous. Les clubs et magasins en France proposent souvent en parallèle des formations FFESSM (fédération française d’études et de sports sous-marins) et PADI. D’autres organismes permettent aussi de se former et proposent des cursus équivalents.

Pour les adultes les niveaux de formation sont les suivants :

FFESSM :
Niveau 1 : plongée encadrée jusqu’à 20m
Niveau 2 : plongée autonome jusqu’à 20m, encadrée jusqu’à 40m
Niveau 3 : plongée autonome jusqu’à 60m
Niveau 4 : guide de palanquée (peut guider des plongeurs autonomes)
Niveau 5 : directeur de plongée
Formation très bien reconnue en France, un peu moins à l’étranger.

PADI
Open Water : plongée autonome jusqu’à 18m
Advanced Open Water : plongée autonome jusqu’à 30m (avec choix de spécialités)
Rescue Diver : secours en plongée
Dive Master : guide de palanquée
Instructor : instructeur
Formation d’orgine américaine, très bien implantée internationalement, tous les manuels sont très bien traduits en francais.

Les enfants peuvent commencer la plongée à partir de 8 ans, encadrés et passer leurs niveaux à partir de 10 ans selon les cursus.

La première formation peut être faite en une semaine (à l’UCPA de Niolon ou au Club Med par exemple) ou peut être faite sur un an, souvent le cas dans les clubs qui préparent le niveau en piscine toute une année et font un voyage pour la validation en milieu extérieur en fin d’année.

Les niveaux 1 et Open Water permettent déjà de voir beaucoup de choses puisque la plupart des poissons de récif se situent dans ces profondeurs-là le long des côtes. Si on veut voir des épaves, descendre à 30 ou 40m devient nécessaire, mais physiologiquement et physiquement, les plongées en dessous de 20m sont plus difficiles et demandent plus de prudence. Les plongées jusqu’à 60m voire plus sont vraiment techniques et souvent sont faites avec un matériel différent.
Pour ma part, j’ai attendu d’avoir fait une quarantaine de plongées à 20m avant de passer mon niveau 2, cela m’a permis de gérer correctement les techniques de base avant de passer à plus compliqué.
Mais le cursus PADI est souvent suivi d’une traite Open Water puis Advanced Open Water sans beaucoup d’expérience.

Quand vous choisissez une structure avec laquelle plonger, soyez prudent et fiez-vous à votre instinct, les moniteurs doivent être attentifs, professionnels, le matériel récent et bien entretenu et les groupes de plongée avec qui vous partirez pas surchargés.

Si vous vous laissez tenter n’oubliez pas de vous amuser et d’observer l’aquarium qui se dévoile sous vos yeux.
aquarium

Et il n’y a pas de limite d’âge pour commencer, mon père vient de passer son Open Water à 65 ans 🙂

Si vous avez des questions supplémentaires, je serai ravie d’en discuter.

 

santé, sport

Quelle quantité d’activité physique journalière ?

Il est régulièrement dit et il a été répété lors de la conférence du 27 mai sur le bien-être au travail, qu’une activité physique régulière aide à diminuer le stress.
Mais qu’est ce qu’une activité physique régulière et en quelle quantité est-elle bienfaisante ?

L’utilisation du terme ‘activité physique’ permet de ne pas se restreindre à la pratique sportive. En effet bouger régulièrement c’est aussi marcher pour aller faire les courses, promener son chien ou jouer dans le jardin avec les enfants. Tout ce qui fait s’activer est bon pour le corps.

Les recommandations des ministères de la santé sont de faire 30 minutes par jour minimum d’activité physique moyenne (comme la marche à pied) ou 150 minutes d’activité modérée (comme la course à pied) par semaine.

Si on reste au niveau d’une activité modérée, le chiffre constamment entendu est de 10000 pas par jour.
10000 pas correspondent approximativement à 6km par jour.

Une échelle d’activité a été établie en fonction du nombre de pas par jour :
– moins de 2500 pas : activité de base
– entre 2500 et 5000 pas : sédentaire
– entre 5000 et 7500 pas : peu actif
– entre 7500 et 10000 pas : assez actif
– entre 10000 et 12500 pas : actif
– plus de 12500 pas : très actif

Le niveau de pas journalier peut être très variable pour un même individu : si je ne sors pas de chez moi, et que je n’effectue que des activités de base, je ne suis pas sûre de faire 2500 pas par jour, par contre les jours où je cours, je fais facilement 4km donc 6000 pas juste en courant.
Ce chiffre est en fait à moduler en fonction de son sexe mais aussi de son niveau d’activité initial :
– si vous ne marchez jamais, le mieux est de commencer doucement en ajoutant par exemple 500 pas par jour (300 m) pendant une semaine pour pouvoir arriver semaine par semaine augmenter jusqu’aux 10000 pas.
– si vous avez une activité professionnelle statique, il n’est pas toujours facile de trouver le temps d’ajouter 7500 pas à la fin de la journée, tous les jours. Par contre, faire une promenade de temps en temps ou profiter du week-end pour marcher plus peuvent aider à approcher l’objectif hebdomadaire.

Le meilleur outil pour savoir combien de pas vous marchez par jour est un podomètre.

podomètres

Avoir le podomètre en permanence sur soi permet de mesurer au plus juste le nombre de pas effectués :
– il existe des podomètres simples d’utilisation pour 10€ dans les magasins de sport,
– les bracelets connectés type fitbit, jawbone fournissent tous un nombre de pas comme base d’activité,
– des apps podomètres peuvent être installées sur les smart phones et calculer votre activité (tant que vous avez votre téléphone sur vous). Par contre, certaines apps utilisent le GPS du téléphone pour vous positionner et sont donc très consommatrices de batterie, préférez celles qui se basent sur l’accéléromètre du téléphone et consomment moins.
– une app de course à pied comme RunKeeper dispose d’un mode fantôme qui s’active au bout de 15 minutes de marche et enregistre votre parcours comme activité sportive du jour.

Attention, il y aura forcémment des différences de mesure entre deux appareils : une matinée à porter deux podomètres côte à côte dans mon appartement m’a indiqué que j’avais fait 1500 ou 700 pas ! La méthode de mesure pouvant être mécanique ou piézo-électrique, la sensibilité des deux appareils aux micro-mouvements n’est pas la même.
Les deux mêmes appareils portés lors d’une promenade en ville m’ont indiqué 5530 et 6800 pas.
L’important est donc d’utiliser un seul podomètre pour l’ensemble de vos mesures, ainsi la variation sera toujours la même et n’aura pas trop d’influence sur vos calculs.

Il a été remarqué que le simple fait d’utiliser un podomètre va faire augmenter le nombre de pas effectué par jour de 2000 pas, parce qu’en étant plus conscient de la quantité d’activité effectuée, nous avons tous naturellement tendance à plus prendre les escaliers ou à marcher un peu plus.

Et vous ? Etes-vous régulièrement actifs, ou bien pensez-vous ne pas atteindre les 2500 pas par jour, faites-vous consciemment l’effort de marcher plus ?

santé, sport

un bon indicateur de forme : la fréquence cardiaque

Je ne sais pas vous, mais j’ai un souvenir assez marquant des séances de sport à l’école (en particulier de course à pied) où le prof insistait pour nous faire prendre notre pouls, le pouce collé contre la jugulaire. Je n’étais jamais sûre du chiffre que j’obtenais parce que soit je loupais des battements soit la sensation même du battement était trop faible.
Et puis surtout, je ne comprenais pas à quoi ça servait ! (et ça c’est capital chez moi ;)).

Quelques années plus tard, j’en sais un peu plus.

La fréquence cardiaque (FC) mesure le nombre de battements du cœur en une minute, jusqu’ici tout est dans le nom.
Les informations qu’elle peut nous apporter sont multiples :
– la fréquence cardiaque au repos, mesurée le matin au réveil avant même de se lever, indique un état général. Elle varie légèrement d’un jour à l’autre selon plusieurs facteurs, dont la fatigue, la pratique régulière d’un sport. Quelqu’un qui pratique des sports d’endurance aura une FC au repos faible (autour de 50 pulsations/minute), un FC au repos supérieure à 100 indique de la tachycardie…
– la variation de fréquence cardiaque après l’effort, mesurée entre FC juste à la fin de l’effort et FC 1 à 2 minutes après, indique un niveau de récupération : perdre 50 pulsations en 2 minutes est le signe d’une bonne récupération, l’organisme n’est donc pas trop fatigué et l’effort bien proportionné.

D’autres informations peuvent être utiles:
– la fréquence cardiaque maximale FCM, soit évaluée par une formule (220-âge pour les hommes, 226-âge pour les femmes) soit mesurée par des tests spécifiques (tests à l’effort avec recherche d’atteindre l’effort maximum qui peut être poursuivi pendant une minute), elle ne varie qu’avec l’âge.
– la fréquence cardiaque pendant l’effort. Selon le pourcentage de la FCM auquel l’effort est fait, les bénéfiques vont être différents.
Le mieux est de fournir un exemple :
sortie course à pied
Ceci est un exemple d’une de mes sorties de course récentes.

Les zones colorées représentent les différents pourcentages de ma FCM.
Zone 1 : 50%-60% de FCM, pour échauffement et retour à la normal, effort facile
Zone 2 : 60%-70, pour séance d’endurance longue, effort confortable, améliore la fitness et la récupération
Zone 3 : 70%-80%, pendant événements sportifs ou en entrainement pour améliorer les performances, effort constant, contrôlé, respiration accélérée, améliore l’efficacité à l’effort pour des efforts modérés
Zone 4 : 80%-90% pour des sprints, fatigue musculaire et respiration difficile, pour supporter des efforts élevés pendant des durées très courtes,
Zone 5 : 90%-100% pour des durées très, très courtes et des efforts très spécifiques, à réserver à des athlètes très entraînés.

Comme on le voit sur le graphe, je cours surtout dans les zones 2 et 3, celles qui améliorent l’endurance en général.

Si on fait du sport pour perdre du poids, les zones 1 et 2 sont recommandées puisque c’est dans ces zones que le corps utilise les lipides (donc le gras) pour obtenir son énergie. Dans les zones 4 et 5, le corps utilise les glucides, et crée de l’acide lactique (ce qui créé les crampes au long terme).

Et si l’outil que l’on utilise ne fournit pas de tels graphiques mais juste une information instantanée pendant l’effort et une moyenne après l’effort, c’est déjà suffisant pour viser à peu près une zone d’effort.
résumé
La moyenne de la séance ci-dessous me dit déjà que j’étais en Zone 3 principalement, et un peu trop haut du point de vue cardiaque, sûrement.

Comment mesurer la fréquence cardiaque ?
– à la manière simple et portable, en prenant son pouls soit au niveau de la jugulaire soit au poignée. C’est portable, pas très pratique pendant l’effort et pas très fiable.
– il y a des apps qui permettent de mesurer sa FC en mettant son pouce devant la cellule photo. J’ai utilisé Heart Rate de Runtastic pendant un certain temps, ça fonctionne plutôt bien. Il y avait une app gratuite qui permettait de faire 3 mesures par jour.
– certains bracelets connectés peuvent mesurer la fréquence cardiaque type Fitbit HR ou Withings Pulse
– les cardiofréquence mètres sont des appareils à porter pendant l’effort physique et qui mesurent la fréquence cardiaque soit au poignée (TomTom) soit par un capteur au niveau du cœur. Il y a une large gamme de CFM en fonction des besoins depuis le basique Décathlon à 18€ jusqu’au ultra perfectionné qui vous permet de programmer un entrainement, d’avoir accès à un GPS. La courbe qui illustre l’article a été déchargée depuis mon Polar RCX3.

Voilà, vous en savez un peu plus sur la fréquence cardiaque.
Est-ce que vous saviez qu’elle pouvait vous dire si vous étiez fatigués ou non de manière aussi simple ?
 

sport

Le corbeau et moi

Quelque soit vos activités, il est rare que l’on ne trouve pas quelque part quelqu’un qui fasse des choses plus extra-ordinaires que soi-même.
Cela n’est pas une raison pour changer votre manière de pratiquer, mais ça peut être l’occasion de tenter de relever un défi.

La manière dont je pratique le yoga est plutôt basique : suivre des vidéos de niveau débutant, soit au hasard, soit en fonction de mes besoins du moment (mal au dos, étirements après la course…), mais comme tout le monde, je vois régulièrement sur internet des photos de poses fantastiques que je ne ferai jamais.
Considérant que je n’ai jamais été particulièrement souple ou forte, je n’envisage même pas d’essayer.

Mais pour varier un peu, je me suis lancé un défi, d’arriver à faire la pose du corbeau (aka bakasana, aka crow pose).
corbeaudescription de la pose via YogaMag
C’est beaucoup moins impressionnant que d’autres, mais il y a déjà besoin d’équilibre et bizarrement d’abandonner ses peurs.
La première fois que j’ai essayé, j’avais peur de tomber, même entourée de coussins partout… résultat : je me suis écrasée tête la première.
Mais pendant le bref instant où j’ai osé me lancer, j’ai aussi eu la joie de tenter quelque chose d’exceptionnel (pas exceptionnel en général, mais pour moi qui n’ai jamais réussi à faire l’équilibre à l’école, oser risquer de tomber c’était beaucoup).
J’ai ré-essayé régulièrement depuis, pour ce petit frisson avant de tenter et surtout pour le plaisir de parfois tenir une seconde en l’air.

Je ne suis toujours pas sûre que j’arriverai un jour à tenir cette pose pendant plusieurs respirations, mais je prends suffisamment plaisir à tenter, et je ris autant quand j’y arrive que quand je tombe, que le chemin pour y arriver m’intéresse autant que le résultat.

Et vous, faites-vous une chose qui vous fait peur tout en vous apportant la joie d’essayer ?
 

pratique, sport

La force de l’habitude

Comment faire pour garder une routine quelques soient les circonstances ?
Evidemment je ne parle pas de boire un martini dès le petit déj, hein ;), mais de transformer certaines pratiques en activités quotidiennes ou très régulières parce que vous les jugez bonnes pour vous, comme faire du sport, ou être créatif.
– Le premier facteur est bien sûr l’envie et la motivation. Si vous décidez d’apprendre une langue alors que vous n’avez aucun lien avec cette langue, ni personne avec qui la parler, cela va être beaucoup plus difficile.
– ensuite procéder petit à petit, si possible en ne modifiant qu’une seule chose à la fois, pour ne pas introduire trop de choses sur lesquelles appliquer sa volonté. Parce qu’évidemment, il y a un effort de volonté à faire, au moins au début, pour faire taire toutes les voix (internes et externes) qui vous disent que cela peut bien attendre demain matin, ou qu’une petite action ne fera pas de grande différence. Même si on sait que c’est faux, toute action faite tous les jours a forcément un impact (c’est ainsi que j’ai pu écrire un minimum de 250 mots par jour depuis 401 jours !).
– avoir une audience ou un système de comptage aide sur la régularité : déclarer sur les réseaux sociaux que vous vous mettez à courir, ou d’avoir une personne qui vous demande régulièrement où en est votre grand projet. Pour ma part, j’ai une grande faiblesse le suivi journalier. Un simple fichier excell permet de tracer tout un tas de choses, dont le nombre de mots écrits par jour et de continuer une chaîne déjà conséquente.[1]
– commencer petit pour ne pas se dégoûter trop vite : courir peut-être 10 min avec des pauses de marche tous les deux/trois jours plutôt que d’essayer de courir une heure tous les jours. L’objectif de 250 mots est suffisamment petit pour que même fatiguée, même après une longue journée, je trouve toujours les dix minutes qui me permettent d’atteindre mon objectif.

En tout cas, l’avantage de bonnes habitudes bien installées, c’est aussi que quelques soient les circonstances, après des vacances, lors de déménagements, il est plus facile d’y revenir puisque notre corps et notre cerveau n’ont ‘pas vraiment’ besoin de réfléchir pour effectuer ce qu’on leur demande.
Quand je dis ‘pas vraiment’ c’est si on arrive à ne pas écouter tous les petites voix qui vous disent que ce ne sert à rien, qu’il sera toujours temps demain. C’est aussi pour ça que parfois il faut un peu de volonté pour commencer 😉

 
[1]: Il existe une version en ligne d’un tel fichier The Magic Spreadsheet avec un côté communautaire et compétition qui peut plaire à certains.

sport

Et pourquoi pas la course à pied ?

Je l’ai déjà mentionné plusieurs fois et ça mérite un article à part.
Je suis donc une coureuse.

Enfin plus précisément, je suis maintenant et depuis 13 ans une coureuse.
Parce qu’avant ça, je n’étais pas sportive du tout, du genre à n’avoir que la note moyenne au bac parce que je n’arrivais à rien.
En fait, j’ai accroché à la course à pied quand j’ai eu plusieurs amis qui ne se voyaient que pour faire du sport ensemble, et donc je ne participais pas. Alors j’ai proposé d’aller courir… et je me suis rendue compte que ça m’aidait bien à évacuer le stress et les coups de speed du boulot.
Après ça, il y a aussi eu le fait que ça me permet de sortir prendre l’air de manière régulière (été comme hiver) d’être dans la nature (au minimum les bords de rivière en ville, au max en forêt).
Par exemple, dans mon déplacement pro actuel, je découvre (lire j’essaye de ne pas me perdre) la forêt juste à côté de l’hôtel, ça change des zones industrielles.
Bref, c’est un moyen portable de faire du sport (toujours pas besoin d’emmener une piscine gonflage comme pour le water-polo), d’évacuer un trop plein d’énergie et ça peut se pratiquer à peu près partout.

photo de course

Quelques conseils pour s’y mettre ?
– rester à un rythme très tranquille, la plupart des gens (moi comprise) courent trop vite. Il y a des moyens plus ou moins techniques pour s’assurer de ne pas s’épuiser ou tirer trop sur les muscles (par exemple courir avec un cardiofréquencemètre)
– si on court avec quelqu’un, rester à un rythme raisonnable pour les deux, pouvoir parler,
– prendre de bonnes chaussures, les Converses ne qualifient pas 😉 et Décathlon fait des chaussures de course à un prix raisonnable,
– choisir de s’inscrire à une course peut aider, mais certaines sont très compétitives : depuis que je fais des 10kms à Toulouse, je finis systématiquement dans les dernières (j’ai dit que je ne suis pas rapide) alors qu’en Allemagne ou à Paris, j’étais dans le gros du peloton,
– en voyage (pro ou perso) amener ses chaussures et faire au moins une sortie. Central Park le lendemain de mon arrivée à New York reste un superbe souvenir, ou les bords de mer à Reykjavík,
– pour les sorties longues, j’aime bien écouter des livres audio ou des podcasts, mais attention à la sécurité : pas trop fort pour entendre les voitures autour et pas la nuit (oui, je cours à 6h du mat avant le boulot) on ne sait jamais,
– surtout, surtout, se faire plaisir, profiter du paysage, écouter de la musique ou les petits oiseaux.

Après c’est un sport qui finalement me convient bien, mais je conçois tout à fait que ça ne parle pas à tout le monde.
 

sport

Comment ne pas être une yogini parfaite

J’ai essayé un certain nombre de méthodes pour faire du yoga, les cours de la MJC (pratique quand il y a quelqu’un d’autre pour se motiver à y aller), les cours au hasard (ou comment pendant la séance d’essai se demander où on est tombée parce que la méditation inclut des chants, à posteriori des mantras et que ça devient louche) mais le problème c’est qu’avec un métier qui m’envoie souvent en déplacement, je ne peux pas vraiment savoir de quoi la semaine d’après sera faite, alors s’inscrire à un cours à l’année… difficile.
La solution, quand on veut être flexible, les cours sur internet. Évidemment, il n’y a pas l’œil attentif d’un professeur pour surveiller la posture et il vaut mieux toujours rester prudent sur les postures acrobatiques, mais un peu de yoga quand on peut vaut mieux que pas de yoga du tout.
Après comme pour un cours en live, il faut faire son marché et trouver un professeur et un style qui nous correspond.

J’ai d’abord trouvé sur Youtube yogatic.com de Esther Ekhart qui propose des séances à durée variable et souvent avec une thématique, ce qui est pratique si on a un problème précis à travailler ce jour-là (par exemple, le dos :)). Les vidéos peuvent être regardées avec sous-titres en anglais.
Esther a depuis lancé un site avec abonnement, je ne m’y suis pas inscrite continuant à utiliser les vidéos disponibles.

Ce week-end j’ai fini le 30 days yoga challenge de Erin Motz. L’idée originelle étant de faire 30 séances en 30 jours, mais bon, la vie et tout ça, j’ai mis 3 mois à faire l’ensemble des vidéos. Le style d’Erin est moins académique, mais tout aussi sérieux et didactique pour découvrir les différentes postures. Erin lance bientôt elle aussi un réseau social basé sur le yoga. J’ai participé au kickstarter pour le financer. Je posterai mon expérience du site.

Juste pour être complète sur le sujet, je mets aussi un ou deux cours de yoga en francais en ligne dans le même style que ceux d’Esther et Erin. Le choix en anglais est plus grand mais la question est surtout de trouver un cours où la voix du professeur ne m’énerve pas plus que ce qui me pousse vers ma séance de yoga 😉