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Lorsque nous commencons à apprendre et à parler une langue étrangère, le manque de vocabulaire et de pratique fait que nos phrases sont plus courtes, plus directes et moins élaborées, rendant ainsi l’impression que notre pensée elle-même est simplifiée. Cependant des études récentes indiquent que pour un même problème éthique, les réactions sont différentes si les gens entendent le problème dans leur langue maternelle ou dans une langue étrangère. Les réactions en langue maternelle sont plus tintées d’émotions et moins rationnelles alors que celles en langue étrangère, nécessitant plus de réflection pour comprendre le problème font aussi que le cerveau est en mode moins émotionnel et plus rationnel, jugeant ainsi les questions éthiques d’un point de vue plus analytique.

Cependant, il y a aussi des mots et des concepts qui n’existent que dans une langue en particulier, par exemple l’Hygge danois, le Fernweh allemand. Est-ce qu’il faut considèrer que ces mots n’existent que dans ces langues parce que les autres n’avaient même pas l’idée de ce concept ?

A l’heure où professionnelement de plus en plus de discussions s’effectuent en anglais comme une langue commune, cela veut-il dire que seuls ceux qui ne sont pas de langue maternelle anglaise sont purement rationnels pendant les réunions ?

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