Nano ? Oui Nanowrimo ou National Novel Writing Month (en français : le mois national pour écrire un roman).
En résumé, à partir du 1r novembre minuit, jusqu’au 30 novembre minuit, le défi est d’écrire un roman (un petit roman) de 50000 mots. Si on compte des pages d’environ 300 mots ça fait 167 pages. A 5.5 pages par jour, si vous écrivez tous les jours.

photo nano

Ca peut paraître 1/ un peu fou 2/ facile (tant qu’on n’a pas essayé) 3/ inutile.
Mais le principe c’est surtout de donner aux gens qui ont toujours pensé qu’ils pourraient écrire un roman, une bonne occasion de s’y mettre, en même temps que d’autres pour avoir un support et une communauté qui les accompagne.

On peut le faire seul dans son coin ou on peut trouver des gens qui habitent la même ville pour se faire des séances d’écriture ensemble. Pour ça, il vaut quand même mieux habiter une grande ville et avoir des horaires d’étudiants… moi je n’ai jamais pu me rendre à ce genre de réunions, mais ça a l’air sympa si on ne tombe pas dans l’excès de papoter plutôt que d’écrire.

Au final, on fait quoi pendant Nano ? Et bien on écrit et on s’amuse. Moi quand je le fais, j’ai tendance à profiter de chacun des moments de non-activité de la journée pour écrire. Là où normalement je sors un bouquin (dans le bus pour aller au boulot), j’écris, jusqu’à ce que le quota du jour (1667 mots) soit atteint. Et il faut être prêt à écrire dans des situations bizarres avec des outils bizarres : si vous êtes coincé(e) en déplacement toute la journée, il va peut-être falloir sortir l’apps de Notes de l’iPhone pour péniblement taper les mots sur un mini clavier (on peut aussi investir dans un clavier dépliant ;)).

En tout cas, pour moi c’est aussi une autorisation que je me donne de faire passer l’écriture avant tout et de laisser tomber la to-do list tant que le quota n’est pas fait.
Au final, les 3 années (2006, 2009, 2013) où j’ai participé j’ai réussi à atteindre 30000 mots, mais je n’ai écrit un (mauvais) roman que la première année, après j’écrivais plutôt des nouvelles.

Il y a d’autres types de défi ‘à la Nano’ dans d’autres domaines créatifs, comme 365 days/365 photos et j’imagine qu’il y a la même chose en dessin. Ce sont souvent de bonnes occasions pour passer au delà du critique interne qui nous dit systématiquement que nous ne sommes pas assez bons. Là l’objectif est la quantité, pas la qualité.…et il se trouve qu’en fournissant de la quantité, on finit forcément par améliorer la qualité 🙂 (il faudrait que je regarde ce qui existe au niveau dessin…je ne me lâche pas assez).

Vous avez déjà été tenté par un défi de ce type ? qu’est ce que ça vous a apporté ?

 

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