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Je les ai déjà mentionné deux fois comme outils variés, il est temps de faire un article sur les/mes journaux. Je n’en parle pas en tant que journaux intimes même s’il y a une grande partie de ce qui me passe par la tête dedans, et qu’il faut bien l’avouer le tout premier (offert par Petite Sœur pour mes 17 ans) contient dans les premières pages beaucoup de ce qu’on s’attend dans un journal intime 😉

Quoi de plus simple que d’ouvrir un cahier ou un logiciel de traitement de texte et de commencer à écrire ce qui nous passe par la tête ?
Ecrire un journal ça peut être aussi basique que ça, noter ce qui nous encombre le cerveau pour pouvoir passer à autre chose, un peu comme Dumbledore et son Pensine (pensieve en VO).

Il y a plusieurs techniques de base qui sont souvent utilisées intuitivement dans un journal, j’en ai trouvé une bonne description dans The New Diary de Tristine Rainer :
– description
– catharsis
– réflexion
– écriture intuitive (ou automatique)

L’utilisation d’un simple carnet comme journal m’est revenue une fois dans la vie active. Partir vivre dans un autre pays, ça donne envie de documenter ce qui se passe description et essayer de démêler ce qui se passe dans une relation pas très très saine, ça fait réfléchir réflexion.
A l’époque évidemment, j’écrivais surtout dans les moments négatifs, mais petit à petit l’écriture s’est incrustée dans ma vie parce que je n’ai pas toujours confiance en moi à l’oral mais que l’écrit, me convient.

Depuis les carnets sont une présence constante à mes côtés, contenant mes activités du moment, une liste de livres que j’ai lu, des dessins et des photos, des recettes de cuisine mais aussi de longs monologues pour essayer de démêler mes réactions lorsque quelque chose me blesse catharsis. Cela me permet de faire la part des choses entre ce qui s’est réellement passé et ce qui a été activé en moi (et qui n’a souvent pas grand chose à voir avec la réalité), et ainsi de ne pas reprocher à la personne qui a provoqué la blessure quelque chose de disproportionné parce que provenant d’une accumulation d’émotions.
une partie de mes journaux
Il y a aussi un aspect documentaire à ces journaux, en particulier pendant mes voyages divers et variés. Si on analyse bien les photos de vacances, il y en a toujours où un journal est en évidence, et garde la trace des petites et grandes choses qui sont arrivées dans la journée.
En tout cas, si quelqu’un veut savoir ce que j’ai fait à une date quelconque depuis mi 2005, je saurais répondre facilement 🙂

Pour ceux que l’idée d’écrire plus ou moins longuement tous les jours décourage mais qui voudraient la mémoire des jours passés, il y a un concept que j’aime bien aussi : le journal d’une ligne, où tous les jours dans un agenda qui peut contenir plusieurs années, la journée est résumée en une phrase significative.

Voilà, si vous me voyez sortir un gros carnet de mon sac, vous saurez maintenant ce que c’est !
 

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